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Paroles de plombs flottants
(Claude Achille)

A mes débuts de pêcheur sportif, je ne possédais pas un matériel de première main, avec mon bouchon de 30 grammes et deux buttoirs un à 2.5 mètres et l’autre à 3 mètres de bas de ligne, j’allais chercher les bars le long d’un caillou situé à 25 mètres de la côte. Le plus dur était dans le geste du fouetté de canne, l’appât vivant devait rester sur l’hameçon en bout de course. Par contre le bouchon me donnait la position exacte de ma ligne, pouvant ainsi aller chercher le loup là où je savais que le poisson passait.

L’année suivante, je m’achetais un plomb flottant à la Coopérative maritime et deux leurres en plastique, rapportés de Guernesey par un ami, l’idée de capturer le bar dans l’écume ou les contres courants m’était bien rentrée dans la tête. Avec sa forme d’œuf, c’est un plomb de lancé maintenant très utilisé pour la pêche de surface. Qu’il soit classique transparent et vide ou tout en matière synthétique teintée dans la nasse, même avec une tige lui donnant l’aspect d’un bouchon, ce matériel est incontournable.

Une canne dans la voiture avec un bas de ligne équipée en plomb flottant donne une grande liberté d’action. Je connais un pêcheur qui à l’heure du repas va taper le bar sur la côte plutôt que de manger à la cafétéria du coin, chacun son vice ! Moi c’est quand je veux et où je veux, de jour comme de nuit.

Surtout utilisé pour la pêche au bar, le plomb flottant demande quand même une technique d’utilisation spécifique.

- Plusieurs poids sont disponibles dans le commerce : 30, 40, 60, 80, 100 grammes
- Plusieurs matières et couleurs : transparent ( qu’il faut remplir ) ou plein avec des couleurs différentes ils peuvent être phosphorescents

Leur utilisation peut être détournée, en les montant comme flotteur de fond sur un bas de ligne traînant ( plomb de 120 gr et flottant de 30 gr ½ remplis ) pour chercher le banc de poissons après un lancer franc dans un secteur peu connu.

Technique de base

Quel que soit le montage il faut maîtriser votre lancer si vous ne voulez pas emmêler votre bas de ligne !

- Il est indispensable de contrôler la sortie du corps de ligne ( avec la main ou en rabattant le capot ) juste avant l’arrivé du flotteur dans l’eau, afin d’étaler le bas de ligne. Votre leurre doit être en action dès son amerrissage.

- Reprendre immédiatement le contrôle de votre ligne un fois votre montage dans l’eau, en moulinant ou en redressant votre canne, là je ne peux pas être à votre place.

 


-  La récupération d’un poisson à hélice doit être relativement violente, tout l’attrait votre montage, est là ! Il faut faire friser le leurre et brasser le flotteur pour tromper le bar et lui faire croire que le bruit et les ondes produits sont celles d’un poisson en action de chasse - Pour un montage simple ou un montage en tandem, après la reprise de lancé, le reste du parcours doit être marqué de petite pose ( arrêt ) et de démarrage plus ou moins rapides.

- Pour mieux suivre ma ligne les jours de tempête je marque mon flotteur avec une bombe de peinture rouge, ainsi je peux le suivre dans l’écume.

Pour tous dire le manier de la ligne est identique, je pense ( je vous rappel ici que je n’ai jamais pêché en eau douce ) à toutes les techniques de pêche aux poissons carnassiers. Une particularité du bar ( loup dans le midi ) réside dans le faite que ce poisson est un vrai voleur de proies, dès qu’il à mordu il fait un angle de fuite, donc il ce fer tout seul, le lieu jaune vous donnera l’impression de rOVHer un tas d’algue, aucun combat, le plus vif reste l’orphie qui sort de l’eau comme un vrai espadon ( que du bonheur ) elle vient sur nos côtes que l’été avec les maquereaux.

Dans le commerce, il y a tellement de leurres parfois je me demande si le plus leurrer des deux n’est pas le pêcheur ? Qui achète son poisson en plastique sans vraiment savoir s’en servir !

Il y a quelques années un brave touriste m’a donné un poisson à hélice en jurant qu’il s’était fait avoir. Deux jours plus tard je capturais un bar de trois kilogrammes grâce à ce leurre, qu’il fallait faire siffler à la surface de l’eau pour que le poisson vienne mordre, ce leurre demande un rOVHer très violent.

 

 

En moyenne le bas de ligne entre le plomb flotteur et le leurre est de 2.5 mètres. J’ai monté presque tous mes bas de ligne personnelle en tandem, c’est à dire avec deux leurres qui se suivent, ajoutant ainsi un visuel plus efficace. Le leurre final étant plus gros que le premier, le poisson croit voir une attaque et choisi le leurre de fin ( le gros gourment ) comme victime. Ce montage demande de l’équilibre afin de ne pas s’emmêler au lancer

et de travailler dans l’eau comme une vraie poursuite. J’ai pour habitude de lester le premier leurre qui est souvent un plume montée et teintée maison, le faîte de le lester évite l’embrouille dans le vol de lancé.

En moyenne le bas de ligne entre le plomb flotteur et le leurre est de 2.5 mètres. J’ai monté presque tous mes bas de ligne personnelle en tandem, c’est à dire avec deux leurres qui se suivent, ajoutant ainsi un visuel plus efficace. Le leurre final étant plus gros que le premier, le poisson croit voir une attaque et choisi le leurre de fin ( le gros gourment ) comme victime. Ce montage demande de l’équilibre afin de ne pas s’emmêler au lancer et de travailler dans l’eau comme une vraie poursuite. J’ai pour habitude de lester le premier leurre qui est souvent un plume montée et teintée maison, le faîte de le lester évite l’embrouille dans le vol de lancé.

Vous trouverez dans le commerce des systèmes pour écarter les leurres et sans doute un tas d’autres matériels. Je ne peux pas vous conseiller sur tel ou tel leurre puisque je fabrique et teste mes propres montages. Comme je vous l’ai déjà dit dans un autre article, après la saison touristique, il reste au fond de l’eau tellement de matériel que les nouveaux leurres nous sont distribués gratuitement par notre Mer ( mère ) je teste donc mes trouvailles sur place. Ne faisant jamais de concours de pêche les fabricants de leurres, malgré mes tentatives, ne m’ont jamais retenu comme pêcheurs d’essais.

Il ne faut pas croire que le poisson est toujours très loin. Voilà une anecdote qui n’est arrivée avec un jeune élève et son père :

Ce jeune ne savait pas lancer par-dessus sa tête, donc avec un montage de plomb flottant, je décidais de l’initier à cette technique cruciale en mer.

Après deux lancés de démonstration, il pris confiance et d’un coup sec propulsa le bas de ligne droit dans son zénith. Là l’inquiétude de prendre tout sur la tête me vint ! Le bazar tomba lourdement à trois mètres de nous, floc !

Avec un grand sourire, je le consolais, puisque cela arrive à tout le monde de rater un lancé. Pendant ce temps ni lui ni moi n’avons regardé la ligne, puisque je lui expliquais comment récupérer le crin sans embrouilles.

Et bien oui ! A trois mètres de nos pieds un bar de deux kilogrammes est venu mordre. Le plus comique de l’histoire était, que le corps de ligne ressemblait à une véritable perruque et c’est à la main que le jeune a remonté ce bar. Ni son père ni moi-même ce jour là avons fait de prise. Le poisson naviguait dans nos pieds et non pas loin devant dans les vagues déferlantes. 

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