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Remontons le temps à la recherche de
notre histoire (Claude Achille)
Estran : zone transitoire
entre la mer et la terre Notre origine
( mer – mère ) On y trouve tous les embranchements
de la vie.
-200 000 ans ( Paléolithique ancien
)
La pêche est une activité d’appoint,
la chasse et la cueillette étant la principale
source de nourriture. Les poissons sont
pêchés avec un bâton à la foène ( ou fouine
) dans les flaques et les eaux peu profondes,
mais aussi les coquillages.
-60 000 ans - glaciation
Période ou la mer n’était pas entre nous
et la grande Bretagne seul un fleuve nous
séparait, la manche était donc un grand
territoire de chasse pour nos ancêtres,
l’image d’une sépulture mésolithique de
l’île d’Hoëdic du musée archéologique de
Le Rouzic, Carnac, cliché de J.Milin Z,
sur la carte, prouve la polyvalence des
activités du cueilleur chasseur. L’apparition
du harpon d’os ou de bois de renne à la
fin du paléolithique supérieur.

-40 000 ans ( Paléolithique récent
)
Le pêcheur faisait une exploitation sélective
du milieu ( reste de truite fario, saumon,
anguille trouvés …) les premiers racloirs,
l’art pariétal : bisons, chevaux, poissons
plats ( limandes, soles … ) la chasse au
cétacé et au phoque et aussi le ramassage
des coquillages et des algues.
-11 000 ans
Remontée des eaux ( légendes des îles
englouties : Is …)
-4 500 ans ( Néolithique )
Le grand boum halieutique, les premiers
villages lacustres, les parures de coquillages
percées bernique, littorine ( photo-02 )
la présence de coquillages outils ( récipients,
racloirs ) remplace le silex qui est absent.

* Les coquilles de coques, bigorneaux
… servent à graver les poteries
* Les valves des moules sont des racloirs
de peaux et les trocs servent de monnaies.
* L’hameçon de type moderne, muni d’un
dardillon, apparaît parallèlement à d’autres
formes. Il est taillé dans de la pierre
dure, dans l’os ou dans du coquillage, voir
dans l’os de poisson.
* Nombreux amas de coquillages indiquent
la consommation de coques, de moules, d’huîtres
et de patelles
* Dans les sépultures, ces coquillages
ont permis une plus grande conservation
des squelettes ( amas calcaire rééquilibrent
le sol acide )
* Les hommes du néolithique connaissent
le filet, il est probablement confectionné
à partir du principe de la vannerie.
* La barque, creusée dans un tronc d’arbre
ou faite de peaux ou d’écorces cousues,
vient s’ajouter à tous ces instruments,
facilitant ainsi la prise de poissons en
eau plus profonde.
* Tous ces indices indiquent des installations
périodiques ou permanentes au bord de la
mer et ce pendant des millénaires
- 2 500, - 2 000 ans ( âge de bronze
)
Capture du poisson avec hameçons et foène,
édification de pêcherie ( barrage pour retenir
la faune marine lors du retrait de la mer
)
C’est à l’âge de fer que l’on trouve
les premiers témoignages de pêches ludiques
et sportives par les princes de l’époque.
Le travail du métal donne des formes d’hameçon
plus fines et plus discrètes pour la pêche.
Les bouilleurs de sel apparaissent. Le
sel étant le seul procédé de stockage pour
la nourriture, facilitant le commerce. On
trouve des coquilles en amas près des côtes,
la chair des mollusques part pour des commerces
plus lointains.
L’analyse des dépôts coquillés renseigne
sur le fait qu’il n’y a pas eu de transformation
significative de la faune du littoral sur
cette durée de temps.
Nos estrans locaux ( vastes plateaux
) ont sûrement favorisé l’installation des
hommes.
A noter
* Hameçons en os, de bronze puis de fer
* Cueillette flore : algues, choux marins,
bettes maritimes …
* Gros dépôts coquilliers => sédimentation
* Petits dépôt coquilliers => saisonnier
Le temps passe et l’on
observe que les Pêcheurs – Chasseurs
– Cueilleurs => Passent à l’agriculture
On assiste à une transition, l’estran
est plus ou moins délaissé, la révolution
néolithique favorisera la naissance d’économies
spécialisées. Dés lors, des populations
côtières bien équipées pourront vivre essentiellement
de la mer, grâce au principe du troc.
Il reste de par le monde bien des traces
de nos ancêtres, plusieurs ethnies ont gardé
ces techniques de pêche :
* Les Esquimaux vivaient encore il n’y
a pas ci longtemps de la capture du gibier
aquatique
* Dans le sud du Vietnam des nasses identiques
sont encore utilisées avec ou sans appâts,
avec ou sans barrage d’orientation
* Des barrages à saumon du type néolithiques
faisaient toujours leur office en Europe
au milieu du siècle dernier
* Une peuplade de Nouvelle Guinée utilise
même des pattes d’insecte comme crochet
d’hameçon
* La conservation par le sel est toujours
valable de nos jours, le boucanage aussi
reste l’une des techniques qui ne perdra
pas de valeur
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