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La pêche à plomber directe (Claude
Achille)
C’est une technique de fond, comme
toujours il ne faut pas improviser son lancé.
L’étude du site lorsque la mer est basse
demandera toute votre attention ( de préférence
avec un marnage correct ) penser à votre
sécurité le chemin d’accès le plus dangereux
n’est pas une garantie de pêche miraculeuse,
bien des fois c’est le contraire. Il fut
savoir que certaine cale ou jetée ainsi
que les ports de pêche ou commerce sont
interdits au public.
Quelques
questions à vous posez avant de poser la
canne
- Le secteur est-il fait avec un fond
rocheux ou de cailloutis ? - La roche
est-elle plate ou avec des failles plus
ou moins profondes ?* - Un banc de sable
est-il accessible au lancé ? - Les bancs
d’algues vont-ils me gêner ? - Quelle
espèce de poisson vais-je rencontrer sur
ce poste ? - Les crabes verts sont-ils
en grand nombre ? - Sur cet emplacement
y a t’il des bouées de casiers ou de mouillages
? - Si je viens demain, des baigneurs
seront-il là ? - Le passage des bateaux
est-il un problème pour ce site ? - La
météorologie sera t’elle favorable pour
la pêche et la sécurité ? - Qu’elles
sont les heures de marées ? - Prévenir
de son départ et lieu de pêche
Un grand nombre d’autre problème peuvent
venir perturber une partie de pêche si bien
commencée, donc essayons de tirer le meilleur
de la situation. Il n’est arrivé de visiter
cinq sites avant de me décider, tantôt il
y avait trop d’algues en dérive, tantôt
un plaisancier avait jeté l’ancre juste
là où je savais que de belles dorades allaient
venir et même parfois tout simplement pour
ne pas courir de risque parce que j’avais
mes enfants avec moi.
| Une fois sur son rocher, le pêcheur doit
ce résigner à rester humble, ce n’est pas
parce que je suis installé que tout est
clair. Un des accidents le plus stupide
que j’ai rencontré est l’hameçon dans la
joue de la femme d’un pêcheur, avec certain
individu il faut de toute évidence prendre
une distance de sécurité. Je ne vous parlerais
pas, du guignol qu’il faut aller chercher
sur son îlot. La mer monte ( le flux ) et
les sauveteurs ont autre chose à faire que
de perdre du temps à la récupération une
personne qui est responsable de sa situation.
Parlons plutôt de quelques technique
élémentaire. Le bas de ligne est, comme
vous le devinez, en fonction de l’animal
ciblé et du fond rencontré.
La taille de l’hameçon est en rapport
direct avec la gueule de la bête, le montage
aussi puisque le crin a une résistance limite
de rupture.
Le style de montage est aussi important
puisque certain poissons, comme le Tacaud,
vivent en banc et lorsque vous les pêchés,
il vaut mieux avoir un montage de deux hameçons
plutôt que de trois, ce petit gadidé a la
fâcheuse habitude de mettre les bas de ligne
en perruque donc moins d’hameçons moins
de brouilles
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Vous pouvez exploiter les montages d’eau
douce mais avec un crin de 35/100 au minimum,
la qualité des hameçons reste aussi une
affaire de goût, je n’utilise, pour la pêche
de fond que des hameçons avec un corps long
et fin pour que l’appât soit bien présenté,
sur mes montages j’utilise beaucoup d’émerillons
afin de ne pas avoir trop de tours dans
la ligne. Différant montages peuvent être
fabriqués, du très simple au plus sophistiqué.

Comme nous sommes en pêche plombée les
appâts courant sont vastes et variés : un
ver comme l’arénicole est du genre polyvalent,
un petit filet de chair d’encornet ou encore
de maquereau attirera le carnassier, un
crabe vert entier ou épluché, un gobie ou
un lançon pour la pêche au vif plombé, le
même crabe épluché, un coquillage ( couteau,
coque, moule ) pour la dorade, monsieur
bernique ou patelle sorti de sa coquille
ou non, bref une plage d’appât tellement
vaste qu’il faudra un article complet pour
en parler, pour les bas de ligne il y a
tellement à dire que je me limite pour l’instant
aux plus simples montages.
La pêche au fond reste à mon humble avis
une technique qui se rapproche du lancé
de plage ( surf-casting ) sauf
que nous sommes installés sur un poste rocheux
ou sur une construction en dure, pour au
moins 6 heures et que l’utilisation d’un
grelot évite d’avoir le regard collé au
scion.
Lorsque l’on est sur son caillou il n’y
a pas le choix, il faut poser sa canne en
composant avec la roche, si le vent n’est
pas trop fort elle pourra être debout calée
dans une faille, si la brise se lève vous
pouvez coucher la canne en butée sécurisée,
pour prévoir l’auto ferrage d’un gros poisson
( j’ai déjà couru après ma canne lors d’une
belle attaque ) et si la tempête fait rage
rien ne vaut une position très basse près
de l’eau et abritée du vent, comme cela
le corps de ligne pénètre plus vite sous
l’eau ne laissant que peu de prise au vent.

Sur des édifices publics le rapport avec
la mer change complètement, puisqu’il faut
partager l’espace avec d’autre utilisateur,
certains quais sont la propriété de la Chambre
de Commerces et d’Industries loués par des
entreprises privé. Renseignez-vous avant
de vous installer. D’autres structures portuaires
ne sont plus entretenues et leur utilisation
est dangereuse, je connais un ancien pont
cassé qui est interdit d’accès, tous les
ans le panneau que la mairie a installe,
est jeté à la mer. Ce geste est pour moi
un crime contre les autres, puisque l’on
retire le droit au personne de décider des
prises de risque devant le faîte que ce
pont est dangereux, qui sera responsable
quand il y aura un accident, vous de passage
ou moi le local ? …
La lancer plombée reste une pêche qui
ressemble aux techniques des amateurs de
carpe sauf que dans mon pays ( l’Armorique
) qui est le pays du vent, le matériel reste
beaucoup plus puissant ou rustique. Les
sorties guidées que j’ai organisées sur
ce thème, m’ont appris que le matériel de
surface ( canne, moulinet ) supporte d’énormes
contraintes d’usure et de chocs, donc soyez
maniaque au retour de pêche et ne laissez
pas le coté nettoyage au placard.
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