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Description
L'alose finte comme la grande
alose sont de la famille des clupéidés (comme
les harengs). La première est la plus petite
et est reconnaissable aux six à neuf tâches
rondes qui ornent ses flancs. Elle vit en
banc dans les eaux du littoral où elle se
nourrit de petits poissons et de crustacés.
La grande alose n'a qu'une seule
tâche située prés de l'opercule. La période
de fraie intervient un peu plus tôt dans
la saison que pour sa parente. Elle ne vivra
qu'une seule amontaison dans le cours de
son existence.
Implantation
Bassin Seine-Normandie : Au siècle
dernier on prend régulièrement des aloses
dans la Seine à Nogent/Seine, dans l'Yonne
(au delà d'Auxerre) et la Côte d'or . En
1887, sont construit sur la Seine en amont
de Rouen les barrages de Poses et de Martot,
infranchissables pour les aloses , dés lors
les prises subissent une très nette régression
(1800 par nuit en 1880 sur la Seine durant
la saison, et seulement 20 pour toute l'année
1897. L'alose feinte remontant moins haut
que la grande alose, elle est moins touchée
dans ces remontées. Elle devient du reste
plus abondante que celle-ci. En 1961, elle
ne fraye plus que dans l'estuaire de l'Eure
tandis que la grande alose est devenue rare
sur le bassin.
Bassin du Rhin : Les aloses auraient
disparus à la fin du 19ème siècle
Bassin Loire-Bretagne : Jusqu'au 19ème
siècle, les aloses sont pêchées sur la Vienne,
l'Allier, la Creuse, le Cher, la Mayenne,
la Sarthe, l'Aron et sur la Loire où existent
de nombreuses frayères en amont de Roanne.
Ensuite, la construction de différents ouvrages
sur la Loire et ses affluents vont bloquer
considérablement la remontée des aloses.
En 1952, selon Roy, elle ne fréquente plus
guère que la Loire où les nouveaux ouvrages
ont encore limité son extension. Spillmann
(1961) signale la grande alose dans l'Odet
(Finistère) et la feinte dans l'Aulne, la
Vilaine, l'Odet, et l'estuaire de la Rance.
le barrage de Decize-St Léger des vignes
constitue le point de blocage majeur des
migrations anadromes sur le cours supérieur
de la loire (Baglinière et al, 1988), les
adultes ont d'énormes difficultés à le franchir
et il constitue, de fait, un site de reproduction
forcée et non typique de la grande alose.
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| Alose
finte
Nom scientifique : Alosa fallax Famille
: Clupéidés Autres noms :
Fausse alose - Anglais : Twaite shad Poids
maximum : 2 Kg (femelles) - 1 Kg (mâles)
(0,7 Kg en moyenne) Longueur maximale
: 50 cm (moy.
40 cm.) Durée
de vie : 10 ans (5 à 8 ans pour les
mâles) Période de frai : Juillet Ponte
: 50 000 à 200 000 en plusieurs pontes
dans uen eau à 20°C
La
grande alose
Nom scientifique : Alosa alosa
Famille : Clupéidés Autres
noms : Alose vraie - Anglais : Allis
shad Poids maximum : 3,5 Kg (1,5
Kg en moyenne) Longueur maximale
: 70 cm Durée de vie : 10
ans Période
de frai : Mai à Juillet Ponte
: 100 000 à 200 000 par Kg de femelle
dans une eau à 18°C
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Bassin
Adour-Garonne : La raréfaction des Aloses
y est relativement récente. Dans les années
50, elles fréquentent le Lot, le Tarn, la
Dordogne, et la Garonne jusqu'à Toulouse.
Spillmann (1961) les signale aussi dans
l'Adour jusqu'à la confluence des Gaves
réunis. La construction du barrage de Golfech
en 1971 bloque la remontée des aloses sur
la Garonne. La construction d'un ascenseur
à poissons en 1989 devraient leur permettre
de remonter maintenant plus en amont. Actuellement
les frayères sont situées à moins de 100
km de l'estuaire sur l'Adour, 160 km sur
la Dordogne (Pustelnik, 1987) et 300 km
sur la Garonne.
Bassin Rhône : Jusqu'au
milieu du 20ème siècle les Aloses remontaient
le Rhône jusqu'au canal de Savière (lac
du Bourget), la Saône jusqu'à Auxonne et
l'Isère jusqu'à Grenoble. En 1947, la construction
du barrage de la Donzère va réduire considérablement
l'aire de répartition de l'espèce : la régression
des aloses va être très rapide, les pêches
atteignaient 53 tonnes entre Arles et Pont-Saint-Esprit
en 1927, et seulement 10 tonnes en 1950.
Spillmann (1961) signale encore des frayères
entre Beaucaire et Avignon et des captures
dans l'Aude et l'Hérault, mais les aloses
ne remontent plus guère au-delà de Lyon.
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En 1971 la construction du barrage de Beaucaire
puis ensuite celle d'autres ouvrages limitera
encore l'aire de remontée des aloses.
La grande Alose est surtout un
poisson atlantique, elle vit sur les bords
du plateau continental.
Mode
de vie
Parvenant à maturité vers
l'âge de 3 ans, l'alose finte remonte
en banc les fleuves pour se reproduire.
Elle fraie seulement deux ou trois fois
dans sa vie. Une fois en eau douce, elle
ne s'alimente plus et remonte ainsi jusqu'aux
premiers fonds de pierres et de sables,
à la limite des zônes d'influence des marées.
Les petits alosons se nourissent d'insectes
et de larves et une fois revenus dans l'estuaire,
consomment de petits crustacés. La liste
des espèces et sous-espèces d'alose reconnues
en Europe est impressionnante. On en compte
en effet pas moins d'une vingtaine.
Pour se reproduire, la grande Alose cherchera
plutot un secteur couvert de gravier et
des eaux animées par un fort courant.
Pêche
 Devenues
rares ces Aloses méritent d'être épargnées
La pêche, mais aussi et
surtout les barrages et la pollution des
estuaires menacent ce poisson. Si l'aloson
est protégé et exige donc d'être relaché,
épargner les adultes facilitera le repeuplement. La
grande Alose se pêche comme le saumon, toujours
vers l'aval en laissant le leurre travailler
dans le courant. Elle se tient à peu près
aux mêmes endroits que le saumon avec une
préférence pour les queues de pools assez
profondes. Sa défense très spectaculaire.
En plus du lancer et de la mouche, l'Alose
Finte peut se pêcher au coup près des estuaires
avec une canne à truite. Elle mord près
de la surface, touche franche. Un ferrage
immédiat est indispensable.
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